Rédaction SEO

Durée de lecture 10 min

Rédiger un bon contenu n’est pas une sinécure. Comment rédiger un contenu SEO de qualité dans Shopify, voici une question à laquelle j’ai cherché à répondre car ceci a été utile régulièrement pour les nouvelles personnes travaillant au sein des équipes digitales avec qui je suis amené à travailler.

J’ai tenté de re-transcrire un maximum de tips utiles pour être pertinent dans son approche rédactionnelle et créer un contenu de qualité, contenu qui sera accueilli favorablement par les moteurs de recherche.

Pré-phase de rédaction – Recherche et sélection de votre sujet

Première étape pour rédiger un article efficace, il faut trouver la bonne « requête cible ». Nous y reviendrons plus tard et définir la structure de l’article (balisage hn – sic titres de niveau 1, niveau 2, niveau 3 etc) de manière claire. Une méthode efficace est de répondre aux questions fréquentes. Ceci veut vous permettre de viser des positions P0 dans les résultats de Google. Le P0 garantit un nombre de visiteurs très important.

Rédaction de contenu SEO - Position "0"

Rédiger un contenu SEO – les outils utiliser pour vous aider à sélection les bons sujets

A chacun sa méthode, toutefois, je vous propose ici quelques outils bien pratiques pour sélectionner vos sujets et la bonne requête cible :

  • SemRush (abonnement spécifique) : SemRush, si vous ne connaissez pas encore, est une des solutions phare dans le domaine du SEO. Dans l’onglet Keyword Magic Tool de Semrush vous pouvez facilement découvrir les sujets les plus recherchés par les internautes, il suffit de mettre une requête cible de filtrer par question / boad Match : cela vous permettra de connaître les questions les plus recherchées et de les classer par volume de recherche ou par concurrence.
  • Answer the public : Answer the public permet de connaître les questions les plus recherchées. En fonction d’un sujet donné, il peut être utilisé sur des sujets internationaux.
  • Feedly : Feedly est un agrégateur de flux RSS qui permet de remonter un flux de sujets par thème en choisissant les sources. Il permet de se tenir informé sur un sujet précis : Exemple :”Taille valise cabine EasyJet” permettra de se tenir informé en cas de modification des instructions de la compagnie aérienne.
  • People Also Ask : Google : Lors d’une requête informationnelle, Google propose les sujets recommandés (souvent les plus recherchés) en lien avec la requête tapée.

Autres outils gratuits très intéressant selon moi :

  • Suggest Machine :https://suggestmachine.com/
  • L’extension Chrome « SEO Minion«  : une petite extension très pratique, qui permet de préparer une mindmap (carte cognitive). Suivant les sujets, on peut arriver à nombre très importants de chemins et d’options de rédaction. Il ne vous reste plus qu’à faire le tri pour choisir les bons sujets à aborder.
Rédaction de contenu SEO - SEO Minion

Comment trouver la bonne requête cible ?

Il s’agit ici d’une étape fondatrice :

  • Votre requête cible doit correspondre au sujet à traiter.
  • Choisir une requête cible longue traine ou courte traine.
  • Identifier le volume de recherche par mois (Semrush ou Keyword Planner).
  • Identifier le niveau de concurrence (Semrush ou Keyword Planner).

Que faire avec la requête cible choisie ?

Une fois la requête choisie, il convient de placer la requête cible à différents emplacements précis de votre texte :

  • Dans le titre H1 (au début si possible),
  • Au début de l’introduction / entête,
  • Dans la meta title,
  • Dans la la meta description,
  • Dans les titres H2,
  • Une densité suffisante dans les paragraphes de contenus : utiliser des synonymes et fortement recommandé pour ne pas faire de bourrage de mots clés : travail du champs lexical,
  • Dans le slug (structure d’url) si possible.

Comment bien structurer mon article SEO ?

Une fois le sujet trouvé et le bon terme bien choisi, place à la rédaction de l’article,en respectant un certain nombre de règles de construction parmi lesquelles la hiérarchisation ! Là, encore, il existe pas mal de littérature à ce sujet. Globalement, il n’existe pas de « recette miracle ». Ce qui marche sur un site ne marche pas forcément sur un autre, ou au moins de la même manière. Tout dépend de la popularité du site, de son ancienneté et sa thématique. Néanmoins, des études, citons celles de Semrush qui propose « l’anatomie » de l’article qui ranke le mieux dans Google.

Organisation de l’article et longueur du texte

Les règles peuvent paraître, au final, assez logiques, à savoir un contenu assez long pour approfondir le sujet principal traité et des hiérarchies de paragraphes, pour faciliter la lecture des internautes… mais aussi des bots qui crawlent le site.

Longueur du contenu de l’article

  • L’article « idéal » doit contenir 1 300 à 1 600 mots en moyenne : un peu plus qu’un peu moins.

Structuration – organisation des paragraphes

Les recommandations de base :

  • Une table des matières : suivant l’éditeur de site que vous utilisez, vous pourrez trouver des extensions/ plugins gratuits (Exemple sur WordPress, vous pouvez utiliser Easy table content).

Un paragraphe d’introduction : 3 à 6 phrases maximum. Longueur optimale : 4 à 6 phrases max : 200 caractères. Elle doit reprendre la requête cible dans les 5 premiers mots de votre paragraphe d’entête idéalement.

  • 1 à 3 liens de maillage interne : suivant longueur du texte rédigé,
  • Des paragraphes structurant chaque idée,
  • Une conclusion.

Structuration balisage hn

  • 1 seul et unique titre H1 : très important (si vous êtes dans wordpress, ceci se fait automatiquement donc pas de souci).
  • Des titres H2 pour chaque paragraphe : au moins 2 ou 3 paragraphes,
  • Des titres H3 pour chaque sous partie (l’utilisation de titres H5 à H6 n’est pas utile),
  • Des titres H4, pas d’obligation. Cela peut être intéressant d’en mettre quelques-un surtout si votre texte est assez long (plus de 2000 mots).

Usage des médias

Ce point peut sembler facultatif au regard des points précédents. Mais, il n’est plus à négliger. Google est de en plus à la recherche d’articles originaux avec de la personnalisation, de la précision et clairement même si aucune étude réelle ne le prouve, qui propose des photos et médias. Ces éléments visuels doivent être originaux.

  • Des images d’illustration à l’intérieur de l’article : quelques images en fonction de la longueur du texte rédigé. Bien nommer les images – idéalement vous pouvez remettre le nom de la requête cible. C’est en plus intéressant pour positionner ses images sur Google Images.
  • Des images originales et personnelles : il n’existe pas de règle ou d’information irréfutable mais il semble que proposer ses propres médias photos soit un petit bénéfice VS utiliser les photos des banques d’images gratuites ou payantes.
  • Des photos optimisées en termes de poids (en Ko – Kilo octets) : vous pouvez utiliser Photoshop pour optimiser le poids (200-300 Ko pour les grandes bannières maximum). Si, ce n’est pas le cas, vous pouvez utiliser des outils en ligne. Personnellement, j’utilise beaucoup ce petit software en ligne, RedKetchup.io (ici). Vous pourrez cropper (rogner) et optimiser le poids de l’image, très simple et très fonctionnel.
  • Optionnel – Insertion de vidéos (Youtube, Vimeo,..) : les vidéos sont aussi un média très apprécié. Google les comprend de mieux en mieux. Si vous disposez de vidéos ou tutoriels réalisés en interne, n’hésitez surtout pas à les intégrer, dès que vous en avez la possibilité. Même chose que pour les photos, les vidéos remontent de mieux en mieux sur Google. Exemple ci-dessous d’une vidéo qui ressort directement sur une requête d’internaute. Le premier résultat n’est pas un article mais une vidéo.
Rédaction de contenu SEO - Vidéo Google

Trouver des images à intégrer

Si vous n’avez pas de photos à vous, voici quelques plateformes pour trouver des images libres de droits :

  • Pexels
  • Pixabay
  • Burst
  • Unsplash
  • ….

Et si vous êtes un peu Geek, et que vous avez envie d’essayer la génération d’images par l’intelligence artificielle, vous pouvez essayer JASPER Arts ! (abonnement payant nécessaire).

Pensez aux attributs « alt »,  toutes les images intégrées dans le site doivent être dotées d’un attribut ALT se rapportant directement au sujet de l’article (Exemple :”Rédaction de contenu SEO – SEO Minion”).

Définir un bon titre – Contraintes sur le title de l’article

Trouver un titre percutant et optimisé pour les moteurs de recherche n’est pas une sinécure. Il faut d’abord respecter une longueur optimale : 60 caractères, espaces non compris. Au-delà, le titre sera potentiellement coupé dans les résultats du moteur de recherche. Mieux vaut donc maîtriser ce paramètre en amont.

Le titre de votre article doit contenir la requête cible (de préférence en début de texte). Plus les termes sont affichés au début, plus ils auront de poids. En 2022, la balise title dispose encore d’un poids non négligeable pour contextualiser et aider dans le référencement naturel.

En bonus, Autre point à prendre en compte (plus « touchy » et plus discutable) : l’originalité des mots. Les plugin WordPress comme « SEO YOAST » (ou désormais disponible en apps sur Shopify), vous sensibilisent sur ce sujet. Ils proposent directement des outils de notation de votre titre (sur 100), pour vous aider à choisir. YOAST part du principe, qu’un article avec des mots plus percutants sera plus cliqué qu’un titre avec des mots neutres. Il ne faut pas tomber dans la logique vulgairement appelée de « pute à clic » avec des titres fallacieux ou des articles avec des chiffres et adjectifs qualificatifs outranciers : « 5 astuces incroyables pour retirer les tâches sur son canapé ! »

Travailler le champ sémantique

 Ce travail peut se faire dans un second temps, une fois l’article indexé et les premières positions gagnées. Le travail sur le champ lexical de votre contenu est « le deuxième étage de la fusée ». Il peut vous permettre de gagner les positions dans les SERPs qui vous rendront visibles et généreront du trafic ciblé.

Pour réaliser ce travail, il existe là encore pas mal d’outils :

  1. TextGuru : solution SaaS dédiée à l’analyse des 10 premiers résultats SERPs sur l’expression cible. Il vous propose un champ lexical autour de l’expression cible analysée. L’outil en ressort un graphe intégrant les mots clés trouvés dans votre texte et le compare à la la moyenne des 10 premiers résultats. Vous serez alors quels termes ne sont pas suffisamment abordés dans votre article SEO.
  2. 1.fr en un peu plus artisanal que TextGuru. Il ne fait pas d’analyse sémantique des 10 premiers résultats mais vous proposent des éléments lexicaux supplémentaires à intégrer dans votre contenu.

Les mots clés en gras

Mettre des termes en gras n’est pas une pratique nouvelle, vous le faites sans doute dans Word si vous avez l’habitude de rédiger des rapports ou courriers. Cela marche également pour la rédaction Web. Les règles restent les mêmes : 4 à 7 mots clés en gras par paragraphe par exemple. L’idée est de mettre en valeur les informations nécessaires dans chaque paragraphe

D’un point de vue technique, le texte en gras correspond en html à une balise <b> ou <strong> : il n’y a aucune différence pour le SEO.

Mettre des mots clés en gras permettra à Google de mieux comprendre le contenu de l’article. Il faut alors faire en sorte de mettre en avant les informations nécessaires en utilisant le champ lexical de votre requête cible. Il faut voir les mots clés en gras comme une indication à donner à Google : en gros lui faciliter la compréhension de votre sujet.

Attention :

  • Ne pas sur-optimiser le texte en mots clés en gras, cela peut être néfaste pour la lecture et pour les robots lors du crawl.
  • Ne pas mettre en gras les titres H1 H2, H3.

Autres éléments utiles au ranking en option

  • Les listes à puces peuvent être appréciées : ne pas en abuser.
  • Un lien vers une source externe de « référence » : un seul lien sera suffisant et vérifier “l’état de santé” du site cité. Ce point reste discutable. Pour certains spécialistes SEO, faire des liens externes en do follow est quelque part une hérésie car cela génère des points de sortie pour les robots, qui crawlent le site.
  • Des citations <quote>.

Les balises SEO et meta données à optimiser

La balise méta title / Balise Title

La balise meta title est très importante, elle ne doit pas être bâclée. Cette balise sera reprise dans les résultats naturels dans les SERP. Elle donnera (ou pas) envie aux internautes de cliquer sur votre résultat. La balise title  doit correspondre au sujet que le lecteur va lire par la suite mais elle peut être différente du titre (H1) de l’article, l’idée est de rendre “sexy” votre article face à la concurrence.

La méta description

La méta description est un extrait d’environ 155 caractères maximum – une balise en HTML – qui résume le contenu d’une page. Les moteurs de recherche l’affichent dans les résultats de recherche principalement lorsque la phrase recherchée se trouve dans la description. L’optimiser est donc essentiel pour le référencement sur la page. NB: la meta description que vous rédigez n’est pas (plus) toujours celle utilisée par Google. Google se réserve le droit de produire lui même la meta description sur la base du contenu de votre page.

L’optimisation de la balise meta description permet de se démarquer de la concurrence face aux différents résultats dans les SERP. Il est souvent recommandé d’annoncer ce que va voir le lecteur dans cet article : le plus souvent autour de sa requête cible

Par exemple sur l’exemple ci-dessus.

  • Article : Quelles sont les meilleures marques de montres connectées en 2022 ?
  • Requête cible : “meilleures marques de montres connectées 2022”
  • Meta description : Le top 8 des meilleures marques de montres connectées en 2022 / Le guide d’achat….
  • Il est aussi recommandé d’évaluer le type de requête sur lequel votre article va sortir :
  • Requête informationnelle : notre avis sur les montres connectées….
  • Requête transactionnelle : Les montres connectées  à – 50% de réduction.

Construction du slug -structure de l’url

Dans la plupart des CMS tels que WordPress, le slug se génère automatiquement en fonction du titre H1 de votre article, il suffit donc juste de vérifier qu’il n’y a pas de caractères spéciaux dans le slug avant de publier. Si votre titre est optimisé, le slug sera cohérent et conviendra. La seule consigne à donner sur le slug est de remettre la requête cible.

Pour toute modification du slug, il faut bien comprendre qu’on ne peut pas juste modifier un slug d’un article, toute modification d’un slug entraînera automatiquement une redirection 301 dans le sitemap du site, il est donc fortement recommandé de vérifier le slug de l’article avant de publier.

Une fois que tout ce travail a été réalisé. Vous pouvez publier votre article. Et n’oubliez si vous avez la Google Search Console de soumettre l’url de votre nouvelle page, même si cela ne marche plus nécessairement tout le temps en 2022..Le but est de lancer l’indexation de votre site au plus vite. Au besoin, vous pouvez passer par des solutions tierces type Indexmenow qui permettent de faire indexer plus vite vos articles. La solution marche plutôt bien.

En conclusion, un dernier conseil, comment ne pas vous inviter à relire votre article ou de vous faire relire si vous savez que vous êtes sujet aux fautes d’orthographe, voir d’utiliser un correcteur orthographique. J’espère ne pas avoir laissé de coquilles dans cet article… N’hésitez pas à me le signaler dans les commentaires, le cas échéant.

J’ai essayé de re-transcrire tout ce que j’ai pu apprendre sur le sujet durant les dernières années. J’espère que cet article vous aura été utile.

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